Mano SOLO s'est éteint le 10 janvier à l'âge du 46 ans

Publié le par Kouka.Garcia

Mano-Solo.1694.jpgMes amis ne pleurez pas, le combat continue sans moi. Tant que quelqu'un écoutera ma voix, je serai vivant dans votre monde à la con", chantait Mano Solo en 1997 sur l'album Je sais pas trop, un de ses albums les plus personnels. "J'ai tellement parlé de la mort, que j'ai cru la noyer, la submerger de ma vie, l'emmerder tant et tellement, qu'elle abandonne l'idée même de m'emmener avec elle", disait-il encore dans la chanson "C'est plus pareil". Le chanteur à la voix déchirante et reconnaissable entre mille est décédé, dimanche 10 janvier, à Paris des suites de plusieurs anévrismes à l'âge de 46 ans.

 

 

Atteint du sida depuis de nombreuses années, il avait été hospitalisé après son dernier concert à l'Olympia à Paris, le 12 novembre. "Il a lutté courageusement pendant deux mois et jusqu'au bout contre plusieurs anévrismes", a indiqué sa famille. Fils du dessinateur Cabu et d'Isabelle Monin, cofondatrice du magazine consacré à l'écologie La Gueule ouverte, Mano Solo était né le 24 avril 1963 à Châlons-sur-Marne. C'est sa mère, sous son pseudonyme d'Isamona, qui a annoncé sa mort sur le forum de ManoSolo.net : "Il ne viendra plus. Il ne viendra plus nous invectiver. Il ne viendra plus nous encourager. Il ne viendra plus nous donner tout ce qu'il avait : son talent, sa force, son élan, sa générosité", écrit-elle.

 

100 000 EXEMPLAIRES VENDUS POUR "LA MARMAILLE NUE"

 

Son œuvre engagée et musicalement riche lui a valu trois Disques d'or. Au fil de ses albums (une dizaine), il a réussi à marier la chanson réaliste et le rock indépendant, avec des sonorités variées issues du tango, du flamenco, de la java parisienne, de rythmes africains et du jazz manouche. C'est en 1993 qu'il rencontre le succès avec La Marmaille nue, un album où le chanteur, alors âgé de 30 ans, raconte notamment la drogue et la délinquance de son adolescence. "A quinze ans du matin / J'’ai pris par un drôle de chemin / Des épines plein les bras / Je me suis troué la peau mille fois / A dix-huit ans du matin / J'étais dans un sale pétrin / Jouant du poing, de la chignole, de la cambriole, du vol des bagnoles / Ça fait du temps, maintenant, inexorablement", lance-t-il dans la chanson "A quinze ans du matin". Un album qui s'écoulera à plus de 100 000 exemplaires.

 

Atteint du sida depuis de nombreuses années, il avait été hospitalisé après son dernier concert à l'Olympia à Paris, le 12 novembre. "Il a lutté courageusement pendant deux mois et jusqu'au bout contre plusieurs anévrismes", a indiqué sa famille. Fils du dessinateur Cabu et d'Isabelle Monin, cofondatrice du magazine consacré à l'écologie La Gueule ouverte, Mano Solo était né le 24 avril 1963 à Châlons-sur-Marne. C'est sa mère, sous son pseudonyme d'Isamona, qui a annoncé sa mort sur le forum de ManoSolo.net : "Il ne viendra plus. Il ne viendra plus nous invectiver. Il ne viendra plus nous encourager. Il ne viendra plus nous donner tout ce qu'il avait : son talent, sa force, son élan, sa générosité", écrit-elle.

 

100 000 EXEMPLAIRES VENDUS POUR "LA MARMAILLE NUE"

 

Son œuvre engagée et musicalement riche lui a valu trois Disques d'or. Au fil de ses albums (une dizaine), il a réussi à marier la chanson réaliste et le rock indépendant, avec des sonorités variées issues du tango, du flamenco, de la java parisienne, de rythmes africains et du jazz manouche. C'est en 1993 qu'il rencontre le succès avec La Marmaille nue, un album où le chanteur, alors âgé de 30 ans, raconte notamment la drogue et la délinquance de son adolescence. "A quinze ans du matin / J'’ai pris par un drôle de chemin / Des épines plein les bras / Je me suis troué la peau mille fois / A dix-huit ans du matin / J'étais dans un sale pétrin / Jouant du poing, de la chignole, de la cambriole, du vol des bagnoles / Ça fait du temps, maintenant, inexorablement", lance-t-il dans la chanson "A quinze ans du matin". Un album qui s'écoulera à plus de 100 000 exemplaires.

 

A la sortie de son dernier disque, Rentrer au port, en septembre, il expliquait sur Europe 1 son besoin de parler sans détours des choses de la vie : "On se met à travailler un peu désespérément en se disant 'est-ce qu'on va avoir quelque chose à dire ?' Et puis finalement oui, parce que de toute façon on vit."

 

Source : Le Monde.fr

Publié dans Santé

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