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L’Organisation des Nations Unis s’est donnée pour mission de défendre, de faire prévaloir et de protéger les droits de l’homme de chaque individu.

Cet engagement découle de la Charte des Nations Unies, dans laquelle les peuples du monde réaffirment leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme et dans la dignité et la valeur de la personne humaine.

Dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, l’Organisation des Nations Unies a énoncé en termes clairs et simples les droits qui appartiennent à tous également.

Ces droits sont les vôtres.


Transphobie

Campagne contre le SIDA

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Texte Libre

Une stratégie de lutte contre le VIH/sida dans l’Union européenne et ses pays voisins (2009-2013)

IP/09/ 1583

Bruxelles, le 26 octobre 2009

Une stratégie de lutte contre le VIH/sida dans l’Union européenne et ses pays voisins (2009-2013)

Aujourd’hui, en adoptant une stratégie couvrant la période 2009-2013, la Commission a relancé la lutte contre le VIH/sida dans l’Union et ses pays voisins. Des traitements efficaces sont disponibles, mais aucun remède ou vaccin n’existe à ce jour. Entre 2001 et 2007, le nombre de personnes vivant avec le VIH/sida dans l’Union et les pays environnants est passé de 1,5 à 2,2 millions. Environ 730 000 d’entre elles résident dans l’Union. Les 50 000 nouveaux cas de séropositivité diagnostiqués en 2007 rien que dans l’Union et ses pays voisins montrent bien qu'il n'y a pas lieu de relâcher nos efforts. Il existe des disparités entre les nombres de cas séropositifs et les différents modes de transmission en Europe. La stratégie en tient compte et se concentre sur trois grands domaines: la prévention et le dépistage, les groupes prioritaires les plus exposés et les régions prioritaires. Elle est accompagnée d’un plan d’action, qui indique des mesures concrètes, des groupes cibles et des outils d’évaluation pouvant être utilisés pour mesurer les avancées obtenues.

La Commissaire européenne à la santé, Androulla Vassiliou, a déclaré: «notre action politique contre le VIH/sida ne peut fléchir. Nous devons encourager chaque individu à assumer ses responsabilités vis-à-vis de lui-même et de ses partenaires, à savoir à parler des pratiques sexuelles sûres, à adopter de telles pratiques et à se soumettre à un test de dépistage du VIH. Néanmoins, cette démarche doit en parallèle respecter les droits de la personne et garantir l'absence de toute discrimination à l'encontre de ceux qui vivent avec le VIH/sida. Aujourd’hui, nous disposons de traitements qui peuvent retarder l'apparition du sida pendant plusieurs années.»


Objectifs

Les objectifs globaux de la stratégie sont les suivants: i) réduire le nombre de nouvelles infections par le VIH dans tous les pays européens d’ici 2013; ii) améliorer l’accès à la prévention, au traitement, aux soins et à l’accompagnement; iii) améliorer la qualité de vie des personnes qui vivent avec le VIH/sida, qui sont concernées par cette maladie ou qui y sont le plus vulnérables dans l’Union européenne et les pays voisins de celle-ci.

La stratégie appelle les principaux intervenants, dont les autorités nationales et les organisations non gouvernementales (ONG):

à améliorer l’information de la population, et notamment à cibler les jeunes qui n’ont pas bénéficié des campagnes efficaces de communication sur le VIH menées par le passé;

à orienter leur action vers les migrants des pays enregistrant une forte prévalence du VIH afin de les sensibiliser à la prévention de la transmission, au dépistage et aux traitements possibles;

à améliorer les politiques visant plus particulièrement les populations les plus exposées, tout en mettant l’accent sur les droits de l’homme et en luttant contre la discrimination et les préjugés associés au VIH/sida.

 

Régions prioritaires

Les infections par le VIH sont particulièrement nombreuses dans les pays voisins de l'Union. L’échange entre pays de bonnes pratiques - en matière de prévention, de dépistage, de traitement et de soins - est donc important, notamment en période de restrictions budgétaires. La coopération et le transfert de savoir-faire que représentent les échanges de médecins, d’infirmiers et d’experts de la santé publique ainsi que le partage de données de qualité aideront les collègues des pays voisins à disposer d’une meilleure prévention, fondée sur des données probantes, à employer des méthodes de dépistage et de traitement modernes, et à renforcer la surveillance. Ces efforts conjoints permettront de réduire le nombre de nouvelles infections et d’améliorer la vie de ceux qui vivent avec le VIH/sida, tout en démontrant la valeur d’une coopération efficace entre pays voisins.



Groupes prioritaires: les populations les plus exposées

Comme le rappelle la stratégie, les effets les plus décisifs contre l’épidémie seront observés quand la situation des populations les plus exposées aura été efficacement gérée. Les populations les plus menacées en Europe sont les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, chez lesquels surviennent environ 40 % de l'ensemble des nouvelles infections enregistrées dans l’Union, les migrants venant des régions à forte prévalence et les consommateurs de drogue par voie intraveineuse, chez lesquels sont observés 70 % du total des nouvelles infections dans les pays voisins de l’Union. Des politiques spécialement conçues pour atteindre ces groupes sont essentielles pour que l’épidémie soit endiguée en Europe.

Le dépistage précoce et un accès rapide aux traitements permettent de sauver des vies

Le nombre de personnes qui ignorent qu'elles sont séropositives est particulièrement préoccupant. Dans l’Union, près de 30 % des séropositifs ne savent pas qu’ils sont infectés et, dans plusieurs pays voisins, cette proportion atteint 70 %. Il s’agit là d’un grave problème pour les décideurs politiques. Un diagnostic tardif conduit habituellement à un traitement tardif et, partant, à une réduction de l’espérance de vie, à une moindre qualité de vie et à un risque accru de transmission du virus aux partenaires.

 

Contexte


La Commission européenne participe à la lutte contre le sida à l’échelon européen et international. La première stratégie de lutte contre le VIH/sida dans l’Union et les pays voisins de celle-ci a été adoptée en 2005; elle jetait les bases de la stratégie actualisée d’aujourd’hui. Parmi ses principales réalisations, citons un renforcement de l’engagement politique, la participation accrue de la société civile au niveau européen, la centralisation opérationnelle de la surveillance du VIH/sida par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), les efforts visant à faciliter l’accès à des médicaments antirétroviraux abordables, le financement de projets et de programmes de prévention, les investissements dans la recherche et la coopération étroite entre les partenaires.

Informations complémentaires:

 

http://ec.europa.eu/health/ph_threats/com/aids/aids_en.htm

http://ec.europa.eu/health-eu/health_problems/hiv-aids/index_fr.htm

MEMO/09/479

 

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Discriminations

Il est parfois difficile pour des transsexuel/les de trouver un emploi lorsque le sexe donné par leurs papiers d'identité ou leur carte de sécurité sociale ne correspond pas à leur apparence[6]. Les personnes en transition peuvent susciter le rejet lors de toutes sortes de démarches. Si des lois contre la discrimination sont passées dans la Communauté européenne, dans plusieurs pays, de tels dispositifs législatifs n'existent pas.

Les discriminations sont liées aux préjugés sur les transsexuels, qui subissent notamment l'homophobie par confusion entre transsexualisme et homosexualité. Elles peuvent aussi consister en un refus de prendre en compte l'identité de genre véritable de ces personnes, même au sein des minorités sexuelles ou dans les milieux militants. Des féministes non-mixtes ont ainsi exclu des femmes parce qu'elles étaient de sexe masculin à la naissance[7]. De même, des transsexuels et des transgenres ont pu subir un rejet de la part d'homosexuels qui ne les considéraient pas comme des hommes ou des femmes à part entière (qu'ils soient MtF ou FtM).
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